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Covid19 : Impacts et solutions pour les filières agricoles

Solutions pour les filières agricoles - Ferme Directe

La crise sanitaire du coronavirus a plongé la France dans un confinement qui aura duré 55 jours. Pendant ces 55 jours, les soignants ont été, et sont encore, en première ligne tandis que toutes les filières agricoles et agroalimentaires tiennent la seconde ligne, pour nourrir le pays. Si les projecteurs mettent aujourd’hui en lumière les métiers de ces filières, ils révèlent également les faiblesses et les difficultés rencontrées par certains exploitants qui se sentent « laissés pour compte ». Mais les acteurs des filières sont tous mobilisés pour leur venir en aide.

Des filières moins impactées que d’autres

Le Covid19 a imposé de nouvelles règles du jeu : les écoles, commerces et restaurants ont été fermés pendant près de deux mois, ne laissant ouverts que les enseignes de bouches, en tous cas celles qui peuvent se le permettre. Les marchés, épargnés pendant un moment, sont maintenant ouverts dans le respect des règles de distanciation sociale, première mesure contre la propagation du coronavirus.

Les Grandes et Moyennes Surfaces, un peu moins impactées que le reste du secteur, sont devenues le point de ravitaillement principal des consommateurs. Les premiers temps ont vu une ruée vers les produits, beaucoup souhaitant stocker en vue de la pénurie redoutée ! Pénurie qui ne viendra pas, grâce aux efforts et à la mobilisation des filières agricoles et agroalimentaires.

Le gouvernement appelle à un « patriotisme alimentaire » de la part des français et des enseignes. L’objectif est double : pallier à la fermeture des frontières qui est arrivée rapidement et donner aux filières agricoles la possibilité d’écouler leur production en en réorientant une partie vers le marché intérieur. Cet appel n’est pas toujours respecté par certains magasins : agneau de Nouvelle Zélande, fruits et légumes d’importation sont toujours visibles en rayon !

Les filières agricoles et agroalimentaires répondent présentes : les #onvousnourrit, #fierdevousnourrir fleurissent les réseaux sociaux, reflets de professionnels fiers de leur activité !

Pas de pénurie alimentaire, la production française semble s’autosuffire. Les exportations se portent bien, notamment au niveau du blé français, demandé partout dans le monde. La reconnaissance des filières par le gouvernement et par la population, un plébiscite des produits français… tout semble aller pour le mieux pour les filières agricoles et agroalimentaires.

Pourtant, le secteur subit de plein fouet la crise du coronavirus et le tableau n’est pas aussi idyllique qu’il n’y parait.

Un écoulement difficile des produits agricoles

Beaucoup de vendeurs sont en dehors du circuit de distribution en grandes surfaces, que ce soit par choix, par la capacité de leur outil de production, par manque d’opportunités commerciales.

La fermeture des cantines scolaires, des restaurants d’entreprises et des restaurants dans leur ensemble ont privé certains vendeurs de leurs principaux clients et par la même de la possibilité d’écouler leur production. Double conséquence : une perte de revenus majeure et des stocks périssables difficiles à écouler.

Le même constat se pose pour les producteurs qui vendent leurs marchandises sur les marchés. Restés ouverts un moment à la population, la règle de distanciation les a rattrapés. Pendant quelques semaines, seuls les marchés profitant d’une dérogation ont pu être ouverts. A l’heure du déconfinement les marchés reprennent leur activité dans une atmosphère de « nouvelle normalité » dans laquelle les distances entre personnes sont respectées, le port du masque très recommandé et les échanges physiques réduits au maximum. Les semaines à venir nous diront comment la population réagit à ces marchés post confinement.

Cette difficulté d’écoulement des stocks s’accompagne d’une chute des cours, notamment dans l’élevage et les fruits et les légumes frais. Cela amène à une course au stock et à la surgélation…

Vers un manque de main d’œuvre saisonnière ?

Si le problème de l’écoulement des stocks (mais à quel prix ?), ne se pose pas pour l’ensemble du monde agricole, le manque de main d’œuvre, lui, se fait sentir un peu partout.

Les règles de confinement s’appliquent à tout le monde et certains ouvriers agricoles ou producteurs doivent gérer à la fois leur exploitation et la garde de leurs enfants. Pas le temps d’être malade ! La Nature n’attend pas : les élevages doivent être nourris, et les champs travaillés chaque jour, et là, le travail à distance est loin d’être une option !

Mais il ne s’agit pas là du seul problème de main d’œuvre, loin de là. La FNSEA estime à 200 000 sur les prochains mois le nombre de saisonniers nécessaires à l’activité agricole. De nombreux saisonniers viennent de pays voisins, dont les frontières sont actuellement fermées. Or si l’agriculture française relève le défi de nourrir le pays à l’instant T, il est temps de penser à la fin de l’année et de préparer les prochaines récoltes.

Vendre les produits agricoles autrement !

Au problème de l’écoulement des produits agricoles, de nombreuses solutions alternatives voient le jour :

  • Parfois les élus locaux sont intervenus, comme à Angers, dont la municipalité a demandé aux commerçants (salons de coiffure, restaurant…) de prêter leurs locaux fermés aux maraichers et producteurs locaux. Ces locaux sont devenus des points de vente alimentaires, permettant d’écouler la production directement vers les consommateurs.
  • La production de certains exploitants peut être redirigée vers l’approvisionnement en produits frais des centres commerciaux.
  • La vente directe à la Ferme, les livraisons à domicile ou les plateformes de mise en relation les agriculteurs de bretagne avec les consommateurs (type https://www.produits-locaux.bzh/ ) sont des solutions qui s’imposent… encore faut-il avoir la possibilité d’accueillir le public, encaisser les chèques, mettre en œuvre la logistique de conditionnement et de livraison !
  • De nombreux agriculteurs se sont tournés vers le don aux associations. Solaal a ainsi récolté une quantité de fruits et légumes 5 fois plus élevée qu’en temps normal. Les produits récoltés sont répartis vers les association habilitées : La Croix Rouge, le Secours Populaire, les Restos du Cœur, les épiceries solidaires… Pour rappel, le donateur peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 60% du coût de revient du produit donné.
  • La méthanisation et l’alimentation animale apparaissent également comme des solutions alternatives en termes de débouchés pour des produits qui ne trouveront pas de marché pour la consommation humaine.

N’oublions pas que, si notre attention est principalement tournée vers l’alimentaire, les pépiniéristes sont eux aussi durement touchés par la crise. Les jardineries, fermées dans un premier temps ont pu rouvrir en milieu de confinement pour la commercialisation de plants potagers.

Les acteurs des filières se mobilisent et apportent des solutions !

La solidarité entre exploitants est une réalité quotidienne depuis longtemps, bien avant la crise sanitaire que les agriculteurs et leurs groupements connaissent actuellement. Les réseaux humains sont mis à contribution, dans une ambiance d’entraide ou « Tous Ensemble » est plus que jamais un cri de ralliement pour toutes les filières.

C’est dans cet esprit du « faire-ensemble » que l’association #CoFarming a vu le jour. Facilitateur, accessible, avec de moins en moins d’intermédiaire, l’agriculture de demain se pense en réseau et en numérique. Boite à outils de services et des solutions pour chacun, #CoFarming aide le monde agricole à construire son avenir, en valorisant le « faire-ensemble ». En cette période de crise, l’association est présente pour aider et accompagner les agriculteurs en difficulté. Rendez-vous vite sur le site : https://cofarming.info/ .

Le #CoFarming : Des solutions pour les exploitants

Nous l’avons vu plus haut, le manque de main d’œuvre se fait cruellement sentir. C’est pourquoi Wizifarm a initié le projet « Des bras pour ton assiette ». La plateforme met en relation les exploitants agricoles et les particuliers qui souhaitent proposer leurs services, le tout dans le respect du cadre légal. Rendez-vous sur https://desbraspourtonassiette.wizi.farm/ !

Cette initiative, partagée par la FNSEA, est reprise et complétée par le ministère du travail qui va prochainement, avec le concours de Pôle Emploi, lancer sa propre plateforme qui permettra de faciliter et simplifier les recrutements dans les secteurs agricoles et agroalimentaires. Elle a permis à 300 000 personnes de proposer leur service aux agriculteurs français.

Wizifarm est un écosystème de solutions numériques qui facilite la gestion et le quotidien des agriculteurs et leurs groupements.

La Plateforme Ferme Directe, https://fermedirecte.pro, quant à elle propose aux agriculteurs et aux éleveurs en difficulté de trouver des alternatives pour l’écoulement des légumes, viandes, produits laitiers… ou tout autre produit agricole à vendre !

Ferme Directe est une plateforme web permettant de valoriser commercialement l’activité des agriculteurs et leurs groupements. Elle les accompagne dans la recherche de nouveaux débouchés pour leurs produits agricoles, permet aux industriels de l’agroalimentaire de diversifier leur approvisionnement en matières premières. Elle permet aux vendeurs de structurer leur modèle commercial en favorisant en direct la contractualisation des marchés directement avec des acheteurs professionnels.

Penser l’avenir des filières agricoles

Certaines de ces initiatives sont ponctuelles, d’autres prennent tout leur sens sur le long terme. Si cette crise du coronavirus nous apprend quelque chose, c’est qu’il faut repenser dès maintenant ce que sera l’agriculture de demain, faire en sorte que ces filières, aujourd’hui reconnues, mises en avant et plébiscitées, ne retournent pas dans l’oubli une fois la crise passée.

N’hésitez pas à entrer en contact avec ces structures. Leurs équipes sont à votre écoute !

 

A toutes les personnes qui œuvrent au quotidien pour nous nourrir et nous soigner : un grand MERCI et un grand BRAVO pour continuer à exercer dans ces conditions de crise sanitaire !

 FERME DIRECTE peut vous aider en cette période, contactez-nous !

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