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Marchés agricoles internationaux : Que fait la France ?

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La France demeure compétitive sur les marchés agricoles internationaux, mais se fait de plus en plus concurrencer par les pays émergents. L’industrie agricole française conserve néanmoins quelques atouts qu’il convient de préserver :

L'industrie agricole française: ses atouts

  • L’un des rares secteurs économiques en France présentant une balance commerciale excédentaire. L’industrie agricole et agroalimentaire générait environ 7 milliards d’euros d’excédent en 2018 (dont les 2/3 vers l’UE)
  • Parmi les premiers clients de la ferme et de l’agro-industrie françaises se trouvent: l’Allemagne et la Belgique, puis le Royaume-Uni (Quid d’un Brexit dur ?)

            On constate un renforcement du poids de l’exportation sur des destinations plus lointaines

  • Aujourd’hui, la (ferme)France est:

                -La sixième puissance exportatrice au niveau mondial,

                 -La huitième si l’on se réfère aux produits bruts, mais

                 -La quatrième si on regarde les produits transformés

  • Points forts à l’export : la France est ainsi le premier exportateur mondial de vins et de spiritueux avec près de 20 % de parts de marché, le premier exportateur d’animaux vivants, le troisième exportateur de céréales et de sucre, le quatrième dans le monde pour le lait et les produits laitiers.

Un manque de compétitivité de certaines filières

  • Peut mieux faire :Si l’industrie agricole et agroalimentaire francaise à l’export demeure cométitive dans de nombreux domaines, elle n’apparait qu’au douzième rang pour les fruits et légumes ainsi que pour les oléagineux, et au 24e rang pour les produits de la pêche et de l’aquaculture.
  • Un déséquilibre importations / exportations:Pour la première fois depuis 1945, la France a importé plus de produits agroalimentaires en Europe qu’elle n’en a vendu. Des exportations quasi stables depuis 2011, alors que les importations, elles, ont bondi de 24%. Un phénomène d’autant plus préoccupant que, derrière le secteur aéronautique et la chimie, le secteur agricole et alimentaire est l’une des principales forces du commerce extérieur de la France.
  • En cause : Un sérieux déficit de compétitivité :

               – un coût du travail élevé

               – un niveau élevé de la fiscalité sur la production

              – des exploitations agricoles sous-dimensionnées comparées à celles des principaux concurrents européens.   

              – Une surtransposition des exigences règlementaires qui renchérissent les coûts de production

  • Ajoutons à cela la stratégie française misant sur la qualité et la montée en gamme. Un engagement sur cinq ans qui se défend parfaitement si l’on considère la crise actuelle des producteurs en hexagone, mais qui met les produits français dans une impossibilité de rivaliser sur les prix et qui ne répond pas toujours à la demande extérieure de produits à bas couts.

Erreur stratégique ?

  • La France doit faire des efforts pour adapter sa production à la demande internationale. Si elle demeure réputée pour ses produits à forte valeur ajoutée, miser uniquement sur le haut de gamme ne visera malheureusement qu’un marché de niche.

              Ne mettons donc pas tous nos oeufs dans le même panier !

  • D’autre part, les réglementations environnementales, et un principe de précaution poussé parfois à l’extrême, ont su faire de la France le pays de l’agriculture la plus durable au monde. Cependant ces préoccupations poussées auront en même temps contribué à fragiliser le marché agricole français en entravant la recherche et l’innovation.
  • Une perte de vitesse débouchant sur une forte baisse de compétitivité de l’agriculture française, alors que les modes de production des pays concurrents, eux, se sont fortement intensifiés et ont rationalisé leurs filières ces dernières années

Conclusion

La France demeure donc concurrentielle, voir irréprochable, d’un point de vue la qualité des produits mais s’impose des règlementations très certainement trop poussées quant aux attentes des consommateurs étrangers.

Une agriculture saine, réputée mais probablement trop exigeante, finalement pénalisante à l’international ? La demande existe, mais pas uniquement sur les produits gourmets à forte valeur ajoutée. Diversifier nos modes de production, c’est s’assurer de répondre à des appels d’offres plus variés dans le monde entier.

Cela, couplé à un sérieux déficit de compétitivité, (cout du travail, fiscalité élevée…) accentué par l’arrivée des pays émergents sur  le marché mondial, doit nous pousser à adapter nos positions en matière de positionnement agricole à l’export.

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